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__Prêt , Feu , Partez !__

__Prêt , Feu , Partez !__

__Prêt , Feu , Partez !__
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_____& C'est reparti pour un tour.
_____Sonnez hautbois, résonnez trompettes, l'année scolaire a commencé !
_____& Bizarrement, je réalise pas. C'est comme si j'avais flotté sur un nuage spatiotemporel.
_____Bien sûr, j'ai retrouvé tout cet univers familier. Le lycée, les gens, l'ambiance.
_____Mais c'est comme si c'était quelqu'un d'autre qui avait enregistré l'information " il faut se _____mettre au travail ".
_____Le travail, moi ? Haha, très drôle. Pourtant quelque chose me souffle qu'il va bien falloir.
_____En fin de compte, je suis quand même heureuse. J'aurais pu tomber sur pire.
_____Satisfaction à confirmer jeudi, premier véritable jour de classe, cependant.
_____De toute façon, j'ai décidé que mon nuage spatiotemporel était inter-galactiquement _____surpuissant, genre le Superman du nuage. Personne ne pourra l'arrêter ou je ne m'y _____connais pas !
_____Au diable les petits cons.


Le bonheur ça ne s'achète pas ♪
Le bonheur ça ne s'achète pas ♪
Le bonheur ça ne s'achète pas ♪






# Posté le mercredi 11 juin 2008 12:48

Modifié le mercredi 01 juillet 2009 13:34

« On a droit à tout ce qu'on veut. Toutes lesréponses, toutes les tendresses, tous lesinstants, toutes les voluptés.La vie, ça devrait servir à ça. »KALOUAZ.

« On a droit à tout ce qu'on veut. Toutes lesréponses, toutes les tendresses, tous lesinstants, toutes les voluptés.La vie, ça devrait servir à ça. »KALOUAZ.



Oui, la vie ça devrait servir à ça. Je veux sortir en
pyjama sous la pluie. Je veux courir dans la boue
& l'herbe mouillée. Je veux serrer très fort mon
chien tout puant dans mes bras. Je veux grandir,
enfin. L'adolescence. Age des interrogations vaines.
Des questions qui n'ont pas de forme. Qui n'ont
pas de mot. Une impression de solitude. La peur
de l'abandon. La hantise du rejet. Attendre impatie -
mment la sortie de Révélation. Savoir que sa vie est
un roman. Qu'il y a eu le début, qu'il y aura le milieu
& la fin. Attendre que les pages défilent, que les
chapitres tombent. Attendre l'intrigue principale.
Le tournant décisif. Se dire qu'on est un grain de
sable dans le désert de l'Univers. Ne pas savoir
qui est soi-même. « Je est un autre. Quelqu'un
qui n'est pas moi ». N'avoir que seize ans et avoir
saisi le jeu des adultes. Le jeu de l'humanité. Savoir
que toute sa vie, on rencontrera des gens qui cherche -
ront encore & toujours, inlassables, le pourquoi du
comment de nos faits & gestes. Ce qui se promène
dans ma tête. Comment être soi-même dans un monde
comme celui-ci ? Psychanalyse incessante. Enregis -
trement permanent. Attention mademoiselle, vous ne de -
vriez pas penser ceci, mais plutôt cela. Voilà, ça vous sied
mieux au teint. Profond désir de transparence universelle.

# Posté le mardi 17 juin 2008 06:43

Modifié le vendredi 09 janvier 2009 08:38

And Then, The LionFell in lovewith the Lamb !

And Then, The LionFell in lovewith the Lamb !
« You're my brand of heroin. »

«__ On aurait dit que j'étais prise au piège d'un cauchemar terrifiant, un de ceux où l'on est forcé de fuir, de courir jusqu'à ce que les poumons donnent l'impression d'exploser, sans que l'on réussisse pourtant à bouger assez vite. Mes jambes paraissaient s'engourdir au fur et à mesure que je me frayais un chemin parmi les badauds insoucieux, alors que les aiguilles de l'immense horloge, elles, ne ralentissaient pas leur course. Animées par une force implacable, elles tournaient, indifférentes, se rapprochant inexorablement de la fin - la fin de tout.
__ Je n'étais pas en train de rêver, cependant, et à la différence d'un mauvais songe, je ne cavalais pas pour sauver ma peau mais quelque chose d'infiniment plus précieux. Ma propre survie ne pesait rien du tout à mes yeux, ce jour-là.
__ Selon Alice, nous avions l'une et l'autre de fortes chances de mourir. Si elle n'avait pas été piégée par le soleil éclatant, cela se serait sans doute terminé autrement. Malheureusement, j'étais la seule à pouvoir traverser cette place bondée et baignée d'une lumière accablante.
__ Or, j'étais incapable d'avancer plus vite.
__ Voilà pourquoi il m'importait peu que nous fussions cernées par des ennemis si extraordinairement dangereux. Lorsque la cloche se mit à sonner l'heure, déclenchant des vibrations sous la plante de mes pieds maladroits, je compris que j'arrivais trop tard et je fus soulagée qu'un destin sanglant attendît dans la coulisse. Car en échouant, je perdais tout désir d'exister.
__ Un deuxième coup retentit, marquant le zénith exact du soleil. »

Tentation, Stephenie Meyer.


Fascination. Tentation. Hésitation. Révélation.



WHEN YOU CAN LIVE FOREVER, WHAT DO YOU LIVE FOR ?


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# Posté le jeudi 19 juin 2008 09:24

Modifié le samedi 31 janvier 2009 10:46

Vous savez comment on appelle une marmotte qui enrobe du chocolat ? ...Une marmotte.

Vous savez comment on appelle une marmotte qui enrobe du chocolat ? ...Une marmotte.
& Dire que je vis. Diiingue comme révélation. De plus en plus ce besoin d'extérioriser. De savoir que les mots de l'intérieur résonnent en dehors, même déguisés en pixel. J'ai pleuré pendant une demie heure à cause d'un livre. D'une tragédie qui n'est pas la mienne. Ça fait du bien, ça aussi. J'ai perdu une heure de ma vie aujourd'hui. Totalement perdue. Vous êtes assise et vous ne pouvez rien faire. Juste laisser le temps filer. Et réfléchir sur votre pitoyable existence humaine... Qui n'est probablement pas si pitoyable que ça. L'écrire, bien sûr. Si les crayons bougent, c'est que les pensées volent. Une salle pleine d'une vingtaine d'âmes, probablement plongées dans des réflexions diverses ( ou pas ). J'ai aimé, tout au fond, j'ai aimé. Je ne sais pas si on peut dire que je suis heureuse mais en tout cas, je me soigne. Cyniquement ( cliniquement ? ) mais je me soigne. Chacun son petit remède perso. J'envie mes personnages, d'être comme ils sont, d'exister sans se poser de question. Ils sont mes opposés fervents. & Ils sont moi à la fois. Je crois que je n'ai jamais ressenti avec autant d'intensité la vitalité des paradoxes, le besoin que j'ai d'eux. Ils sont moi, après tout. La bavarde qui emmerde tout le monde avec ses conversations à deux balles est aussi celle qui se demande vraiment pourquoi elle existe, et qui n'a pas de réponse à cette question. Celle qui semble joyeuse et bien dans ses baskets est aussi celle qui passe ses soirées à pleurer parce qu'elle se hait. Celle qui rêve d'un amour éternel est celle qui pense que de toute façon elle vit dans un monde pourri jusqu'à la moelle par la cupidité humaine. J'ai mes phases, dirons-nous. Lunatique ? Peut-être, sans doute. Lucide aussi. Plus que ce qu'on pense.
Mais ce soir, ça va. Tout est en accord, les paradoxes s'emboîtent, le blanc et le noir se fondent mais le résultat n'est pas gris. Il a les couleurs de l'harmonie, même si je ne sais pas encore à quoi elles ressemblent. J'aime pas, j'ai envie de tout effacer. D'hurler à m'en faire exploser les cordes vocales et ça, ça me rend heureuse. Mais après tout je ne suis pas Dostoïevski !




Putain qu'est-ce que j'aime cette vie.

# Posté le vendredi 05 décembre 2008 13:03

Modifié le vendredi 09 janvier 2009 08:40

Euphorie littéraire.

Euphorie littéraire.
« Adieu Camille, retourne à ton couvent et, lorsqu'on te fera de ces récits hideux qui t'ont empoisonnée, réponds ce que je vais te dire : Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux ou lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit : J'ai souffert, souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui. »



Alfred de Musset, On ne badine pas avec l'amour.

# Posté le mardi 16 décembre 2008 13:15